Grenoble le 16 juin 2022, première édition  des Rencontres du Paysage Urbain en AURA

Grenoble le 16 juin 2022, première édition des Rencontres du Paysage Urbain en AURA

28/07/2022 Environnement et Paysage

Les acteurs du paysage en région AURA, concepteurs, entrepreneurs, producteurs et conseillers, ont souhaité contribuer au débat sur la ville de demain. A l’instar de la Nouvelle Aquitaine, ils ont proposé la première édition des « Rencontres du Paysage Urbain » sur le thème « La cohabitation entre l'homme, la plante et la faune est-elle possible en ville ? ». 140 acteurs et élus se sont réunis le 16 juin 2022 au Musée de Grenoble à l’invitation de l’UNEP (les Entreprises du Paysage) en collaboration avec la FNPHP (les Producteurs de l’Horticulture et des Pépinières), la FFP (les concepteurs paysagistes), HORTIS (l’association des responsables d’espaces nature publics), l’Union Régionale des CAUE AURA et le CAUE de l’Isère, coorganisateurs de l’événement, avec le soutien de VAL'HOR et l’accompagnement de la Ville de Grenoble pour les visites. 

Un programme dense avec la ville nature au cœur des débats

La matinée a été consacrée à deux tables-rondes, l’une dédiée à la « Dualité entre densification et végétalisation » animée par Cédric Chardon, président de la FFP Auvergne-Rhône-Alpes Bourgogne-Franche-Comté, l’autre à la question « Le jardin contre nature ? » animée par Christophe Gonthier, Président de l’UNEP Auvergne-Rhône-Alpes. 
L’après-midi a donné aux participants l’opportunité d’aborder concrètement les enjeux d’usages, de rafraîchissement, de gestion et de biodiversité en ville à travers trois visites : les deux écoquartiers grenoblois Flaubert et Caserne de Bonne ainsi que le site d’Alpexpo où ont récemment été réalisés des aménagements temporaires telle la végétalisation du parvis d’Alpes Congrès.

Des attentes sociales de plus en plus fortes

Le paysage et l’approche par le végétal apportent des réponses aux grands enjeux sociétaux de santé physique et psychologique, de mieux vivre… dans un contexte de changement climatique et d’après-Covid. 
Gilles Namur, deuxième Adjoint Nature en ville, Espaces publics, Biodiversité et Fraîcheur à la Ville de Grenoble, a d’ailleurs relevé ces enjeux dans son introduction de la journée et pointé les actions multiples et ciblées mises en œuvre par la Ville de Grenoble pour y faire face, de la création de fermes urbaines, à la végétalisation de cours d’écoles, à la mise en place de nombreux nichoirs et mares, et la plantation de milliers d’arbres notamment. 

La nature en ville… essentiellement chez les particuliers !

La ville représente 7 % du territoire et 77% d’habitants. Quelle est la place de l’Homme dans les écosystèmes si particuliers que sont les villes : observateur, consommateur ou jardinier ? Comment passerons-nous de la ville verte, ville décor, à la ville nature faite de biodiversité et d’usages ?

En ville, selon une étude de la Ville de Lyon, 70% de la nature relève du privé. Ce potentiel de sol vivant et perméable situé en ville étant essentiel, il faut s’interroger sur sa mobilisation et sa préservation. 

Des politiques publiques … aux initiatives locales

Le plan biodiversité 2018, la loi climat 2021, le Zéro Artificialisation Nette … témoignent de la prise en compte de ces sujets complexes par l’État et les collectivités publiques. Des initiatives locales ont été présentées pour illustrer ces enjeux à travers notamment la création de l’outil OAP PB - Orientation d’Aménagement et de Programmation Paysage et Biodiversité du Plan Local d’Urbanisme Intercommunal de Grenoble Alpes Métropole, ainsi que l’appel à idées lancé par la Ville de Grenoble “végétalise ta ville” (pour tout public). 

Mobiliser et faire ensemble : une nécessité
Mais de quelle nature en ville et de quelle diversité parle-t-on ? De quels végétaux, de quels arbres et avec quel apport d’essences exotiques sachant que des fleurs horticoles ont une production insuffisantes de pollen et que certains de nos tilleuls, en stress dès 35°C, ne peuvent plus produire le nectar nécessaire à assurer la pérennité des insectes ? Avec quelle multifonctionnalité des espaces, quelle gestion de l’eau et des réseaux, quelle mise en œuvre de la gestion différenciée des espaces verts, quel approvisionnement par les pépinières ? Autant de questions qui nécessitent de ne pas travailler en “silo” mais de croiser les compétences et connaissances de tous les acteurs, ainsi que les champs d‘action des services publics et du privé afin de se mobiliser collectivement sur ce sujet. 

Article : Marie-Cécile Myard

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