Grenoble - Sur les traces de l’école des Genêts

Grenoble - Sur les traces de l’école des Genêts

28/07/2021

Après la participation d’une première classe à la résidence d’architectes «iPassage(s), l’Architecture prend ses quartiersi» à la Villeneuve en 2019–2020, les 12 classes de l’école des Genêts se sont investies cette année sur le projet de reconquête de l’identité de leur école : lisibilité des entrées, qualité d’ambiance, signalétique, espaces extérieurs, etc.

Pour les accompagner, deux professionnelles complémentaires ont été choisies : Ingrid Saumur, paysagiste et Agnès Perroud, artiste plasticienne.


L’ambition portée par l’école s’inscrit dans une réflexion plus large sur la qualité des espaces publics dans le cadre des projets « Politique de la Ville » portée par la Métro. Même si la crise sanitaire a interrompu le déroulement normal du projet, les enseignants, au vu de la richesse des premières études, sont motivés pour reconduire l’action sur la prochaine année scolaire avec leurs nouveaux élèves.

L’idée de la démarche est née à l’occasion de la résidence d’architectes grâce à un diagnostic sensible partagé et mené in situ par les élèves. A cette occasion, ils ont identifié différents ressentis négatifs, une absence de repère ou encore un sentiment d’insécurité à l’approche de l’école…

Comment la conception d’une école peut-elle être la source de ces malaises ?

Comment des écoliers peuvent-ils contribuer à l’amélioration de l’image et du vécu de leur espace d’enseignement ?

L’extrait suivant nous renseigne sur l’idéologie de l’époque de la construction de la Villeneuve :

« L’histoire de la Villeneuve ne peut se comprendre sans la place particulière occupée par les établissements éducatifs dès sa création. Les urbanistes-concepteurs voulaient « changer la ville pour changer la vie ». Ainsi, le statut dérogatoire des écoles ouvertes, accompagnant une pédagogie alternative et innovante, a dessiné une architecture à son image, faite d’espaces imbriqués aux autres composantes du quartier pour faciliter les rencontres avec les parents et faire de l’école un lieu d’apprentissage « hors normes ».

Au cours des décennies suivantes, l’école, avec un mode d’enseignement redevenu classique, s’est retrouvée en décalage avec son environnement. Parfois de nature réglementaire, parfois d’ordre fonctionnel, les petits changements sur les accès, les entrées, la cour, ont perdu, au fil des ans, les intentions fondatrices de l’architecture de l’école ». (Isabelle Berruyer - responsable de l’Espace Pédagogie au CAUE 38)

C’est donc un véritable « chantier » auquel s’attaquent les 193 élèves de l’école des Genêts. Ce projet artistique est autant le prétexte que le support des apprentissages langagiers, de la structuration de la pensée du projet et de la représentation de l’espace quotidien.

Le fil rouge du projet est l’implication des élèves sur leur cadre de vie pour les rendre acteurs de leur espace de vie et permettre une meilleure appropriation des lieux du quotidien.

Les intervenantes, par leur expérience et leurs approches complémentaires, ont proposé un « Atelier Arts Visuels et Paysage » qui avance par phase de travail, apportant chacune sa contribution à la réalisation du projet : Exploration > Conception > Fabrication.

« Agnès Perroux a commencé par aider les élèves à se constituer un vocabulaire graphique pour les faire évoluer vers un langage commun. Elle facilite l’éveil des sens, le croisement des regards permettant d’ébaucher des pistes de valorisation ou de transformation des espaces, jusqu’aux premières réalisations.

Avec Ingrid Saumur, les écoliers partent à la redécouverte des alentours de l’école à la recherche des sons du quartier, des animaux et de leurs traces, pour les consigner ensuite sur une carte sensible exprimant ainsi la diversité des trouvailles.

« ...notre intervention avec les enfants débouchera sur une proposition de signalétique qui sera installée de manière éphémère (ou durable) autour de l'école. » (Isabelle Berruyer - responsable de l’Espace Pédagogie au CAUE 38)

A la suite du travail pédagogique comprenant les premières réalisations sur panneaux avec les élèves et une préfiguration de la transformation de la cour, une phase opérationnelle sera envisagée. Les projets esquissés avec les élèves serviront de base et de support à cette nouvelle phase qui concrétisera les attentes de l’école, des parents et des habitants du quartier.

 Premier Ministre - Pantone

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